2013, c'est au tour des jeunes lecteurs...

2013, c'est au tour des jeunes lecteurs de faire battre leur coeur : lectures et rencontres pour découvrir, se faire plaisir et se retrouver dans les écoles et les bibliothèques de Saint-Paul.

Astèr là

mercredi 9 octobre

à 10h30, médiathèque de Saint-Paul : "Les baobabs amoureux" de Maïwenn Vuittenez, éd. Océan (6-7 ans)

à 15h, bibliothèque du Guillaume : "Iris sans souci" de Amélie Billon-Le Guennec et Coralie Saudo, éd. Epsilon (6-7 ans)


mercredi 21 août 2013

Mon balon néna 7 trou

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Astèr-la : mercredi 4 septembre
à 15h, bibliothèque du Guillaume

L’énigme  - et sa fascination - est inscrite au cœur même de l’humain. Les devinettes sont universelles. Il s'est même trouvé dans l'antiquité, un jeune Grec, pour tuer un monstre, à coup de sirandane ! 
Arrivant près de la ville de Thèbes, le jeune homme se trouve face à une créature au corps de lion et au buste de femme. Celle-ci pose une énigme à tous les voyageurs et dévore impitoyablement ceux qui échouent... Elle demande à Œdipe : "Quel être, pourvu d'une seule voix, a d'abord quatre jambes, puis deux jambes, et finalement trois jambes".
Sans hésiter Œdipe répond  : "L'homme, car dans sa prime enfance il marche à quatre pattes, à l'âge adulte il se tient debout sur ses jambes, et dans sa vieillesse, il s'aide d'un bâton pour avancer."
Le Sphinx, de dépit, se jette dans un précipice. Le jeune homme est accueilli en triomphateur à Thèbes.

Dans Bardzour Mascarin, BORIS GAMALEYA explique que les sirandanes sont des jeux sur la langue. Il peut s'agir de simples jeux de mots que n'importe interlocuteur peut comprendre en se creusant un peu la tête. C'est souvent plus difficile : une connaissance du monde créole et de sa culture est alors nécessaire. 
Profondément ancrés dans la tradition orale réunionnaise les sirandanes cachent la poésie et la richesse d'un peuple. Elles constituent un véritable marqueur d'identité.

« Défense et illustration » de la langue créole, l’album Mon balon néna 7 trou, et plus globalement la collection « Kosa in shoz » éditée par Tikouti, ajoute une plus value à la tradition orale :
1)   Par l’écriture des sirandanes. Puisque les veillées créoles ont disparu, il est important de les écrire pour les transmettre. Si les auteurs (et traducteurs) puisent dans la mémoire collective, le choix de la formulation leur revient. De même, celui de la graphie qu’ils proposent multiple pour que le lecteur s’y retrouve. La version multilingue du texte (créole, français, anglais, allemand, espagnol) assure l’ouverture tout en marquant l’universalité du genre.

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2)   Par l’illustration. En mettant sa créativité au service d’une forme originale, Florans Féliks associe, de façon surprenante végétaux et matériaux du quotidien. Elle marie dessin, peinture et collage pour le plus grand plaisir du lecteur. La composition (reliure en spirale, pages cartonnées, rabats) s’apparente au kamishibai et facilite le jeu avec les jeunes lecteurs. L’ouvrage nous invite à refaire, de la tête aux pieds, le tour de notre maison. Cette visite malicieuse du schéma corporel prend avec les illustrations de Florans Féliks une forme énigmatique qui pique la curiosité tout en préservant le mystère.

1 commentaire:

  1. Un livre aussi pour les grands… qui portent en eux un peu d’enfance… créole, anglaise, française, espagnole, allemande…
    Plutôt une bonne idée que celle de D. Lauret de se référer aux mythes pour l’arrière fond culturel de ces petites phrases plutôt pratiquées pour nous amuser. Son histoire a ravi un large public à la bibliothèque du Guillaume. Enthousiastes aussi les accueillantes du lieu qui n’ont pas hésité à pousser les murs.
    Tikouti et Florans Féliks hissent les sirandanes au rang de l’écriture. "Parce que c’est à partir de l’écriture qu’on parle". Le hasard fait bien les choses. Il a permis que cette première rencontre « coup de cœur » autour des trésors de la littérature de chez nous accueille notre illustratrice engagée.
    « Pour amener la littérature à l’école, mon premier travail est de faire envie » écrit récemment Marie Aude Murail. « Il faut avoir la gueule d’une lectrice heureuse ». On peut dire qu’on a de la chance avec Florans Féliks qui, de ce côté-là, est plus que généreuse. Quand on la croise à Kaz Kabar ou dans le couloir d’une école… le visage des enfants visage reflète toujours un grand sourire… Qualité principale assurée !
    Elgée

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